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Chronique de Dionay

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Dionay, photographié en 2012
Dionay, photographié en 2012

Sommaire

[modifier] Chronique de la commune de Dionay

Dionay (38) est une petite commune du Pays du Sud-Grésivaudan, dans l'Isère (110 habitants en 2016, avant sa fusion avec Saint-Antoine-l'Abbaye) avec deux paroisses. Le chef-lieu de canton est aujourd'hui Saint-Marcellin. Les actes sont disponibles à partir de 1630 pour la paroisse de Saint-Jean-le-Fromental, dont la chapelle du Xe siècle existe toujours, avec un cimetière attenant maintenant à l'abandon. Il y a encore des tombes oubliées du XIXe siècle. Les registres de la paroisse de Saint-Julien sont disponibles à partir de 1669, mais manquant entre 1678 et 1733. Les registres de la paroisse de Notre-Dame de la Jayère sont parfois avec ceux de Saint-Antoine, et parfois avec ceux de Dionay.

Voir aussi la Chronique de Saint-Antoine-l'Abbaye.

[modifier] Trésor pour la généalogie

La commune de Dionay possède un trésor pour la généalogie : un recensement année par année de 1699 à 1713, plus 1754, des familles de la paroisse de Saint-Jean-le-Fromental, avec l’âge des personnes (pp. 24 à 32). Et c'est plutôt lisible, contrairement aux actes... On découvre, par exemple, que Jean Finet (dit Guichardière) (Finet, n. entre 1627 et 1630 d. 25 septembre 1719) s'est remarié avec sa servante, de 40 ans plus jeune que lui, et a eu une fille alors qu'il avait au moins 80 ans : cf. [1] p. 29. Dans le même document, il y a aussi un inventaire de l’église (pp. 33 à 37) et une liste détaillée des coutumes de la paroisse (pp. 38 à 47).

[modifier] Nom de famille fréquents

[modifier] Maires

1809 Joseph Nivolet (Nivolet, ?)
1835 Gabriel Germont (Germond, n. 5 février 1777 d. 9 février 1861), cultivateur
1859 Jean Buisson (Buisson, n. 6 avril 1805 d. 20 mai 1884)
1868 à 1870 Jean Pierre Germond (Germond, ?)
1871 Joseph Pellat-Chillot, président de la commission municipale provisoire
décembre 1871 à décembre 1877 Jean Pierre Germond (Germond, ?) (malade en mars 1873)
1881 à 1884 Jean Douillet (Douillet, ?)
1885 à 1889 Henri Nublat (Nublat, ?)
janvier 1896 à janvier 1897 Joseph Pellat (Pellat, ?)

[modifier] Religieux

  • Saint-Jean-le-Fromental
    1695 : F. A. Bouery, curé
    1698 : Hugues Biclet, curé
    1712 : F. G. Costé, curé
    1716 : J. F. Reymet, curé
    1717 : J. F. Guillaud, vice-régent du curé, relig. de Saint-Antoine
    1718 : F. C. Blain, vicaire, pour R. Père Rejaffre, curé absent
    1719 : Deias, curé de Notre-Dame de Montagne
    1720 : F. P. Mime, pour le curé
    1720 : F. Robin, pour le curé
    1721-02-06 : F. Louis Burignot, [fous?] prieur de l'abbaye de Saint-Antoine, pour le curé
    1721-03-28 : F. Louis Burignot, curé
    1726 : J. J. Archimbaud, curé
    1754 : Duc de Rey, curé
    1758-1759 : Philibert de Fontanès, chan. reg., curé
    1759-09-14 : Nicolas Defroide Fontaine, pour le curé absent
    1762 : Le Geay, de Saint-Antoine, curé
    1762-1763 : F. Bertaud, curé
  • Saint-Julien

[modifier] 1734 : Baptême de la cloche de l’église de Saint-Julien

p. 4c

Le 8 octobre 1734 ont été bénites les deux cloches de la paroisse de Saint-Julien de Dionay par moi soussigné. Ensuite de la permission concédée par son altesse Monseigneur l’archevêque en sa ... Le parrain a été Marc Antoine Berthaud chanoine régulier, grand ... de l'abbaye de Saint-Antoine, lequel au nom de ... Nicolas Gasparini, abbé ... général de l'ordre de Saint-Antoine a donné à la première le nom d'Antoinette et à la seconde celui de Nicole. La marraine a été Catherine Marion, ... de Blaise Pelat, agee d'environ soixante et dix années, habitant en cette paroisse. En présence de ... ... chanoine régulier ... de l'abbaye de Saint-Antoine, et de Joseph ... Trabrard, curé de Saint-Bonnet-de-Valclérieux, et ... chanoine régulier et curé de Saint-Jean-le-Fromental. La marraine n'a signé pour ne le savoir, de ce enquis et requis.

Il s'agit de Nicolas Gasparini (1679-1747), abbé de Saint-Antoine-en-Viennois de 1732 à 1747. Voila une image de la fameuse cloche : [2].

[modifier] 1756 : Hécatombe

Antoine Pelat (dit Chillot) (Pellat, n. vers 1707 d. 17 septembre 1756), sa mère, sa belle-sœur cinq de ses neuf enfants, sont décédés en moins d'un an (1756) : Claude, 12 ans, Angélique, 8 ans, Marie, 7 ans, Pierre, 5 mois, Joseph, 3 jours.

[modifier] 1761 : Jumeaux

Hilaire Pellat (dit Chillot) (Pellat, n. 1 janvier 1761 d. 16 janvier 1761) et Françoise Pellat (dit Chillot) (Pellat, n. 15 janvier 1761 d. 16 janvier 1761) sont jumeaux, mais Françoise est née 14 jours après son frère. Las, ils sont décédés tous les deux le lendemain.

[modifier] 1762 : Jumeaux ?

Claude Pain (Pain, n. 1 janvier 1762 d. 4 janvier 1762) et Charles Pain (Pain, n. 4 janvier 1762) sont nés à 3 jours d'intervalle des mêmes parents et dans des communes différentes, ça parait compliqué. Ils pourraient être des jumeaux, mais pourquoi auraient-ils été baptisés dans 2 paroisses différentes ? Les actes sont presque illisibles, ce qui n'arrange rien.

[modifier] 1766 : Pâques funèbre

Pierre Terrot (Terrot, n. 25 octobre 1735 d. 19 avril 1766), dont l’épouse s'appelle Anne Paquien, est décédé "après avoir fait les Pâques et être tombé malade".

[modifier] 1766

Marie Ageron (dit Cousin) (Ageron, n. 5 novembre 1766 d. 7 février 1767) est née le jour du mariage de ses parents, qui avaient pourtant obtenus une dispense de l’évêque des deux publications de mariage. Naissance trop rapide ou mariage trop tardif ? Le curé a néanmoins barré le mot "légitime" dans l'acte de baptême. Las, elle est décédée à peine un mois et demi plus tard.

[modifier] 1767 : Curieux mariage

Famille: Marie Rifflon + Jean Lombard. Les époux ont 15 et 13 ans et les parents des époux se sont remariés entre eux.

[modifier] 1804 : Double implex

Quatre des arrières-grands-parents de Joseph Ageron (de Jean & Marguerite Pinet, Époux de Jeanne Berruyer) (Ageron, n. 31 mars 1804 d. 19 janvier 1875) étaient frères et sœurs. Il n'a donc que 12 arrières-arrières-grands-parents, au lieu de 16.

[modifier] 1825

La date de naissance de Rose Villard (Villard, n. 17 septembre 1806 d. 21 mai 1881) donnée dans son acte de mariage est fausse, pour pouvoir prétendre être majeure.

[modifier] 1834 : Hécatombe (2)

Marie Courvey Biron (Courvey, n. 25 mars 1777 d. 29 avril 1834). La mère, 57 ans, ses deux enfants (Louise, 32 ans, Joseph, 28 ans), et 3 de ses petits-enfants (Angélique, 6 ans, Augustin, 1 an, Joseph, 1 mois) sont décédés en un mois d'intervalle.

[modifier] 1834 : Coïncidences

D’après son acte de mariage, Jean Effantin (Effantin, n. 23 mai 1834) est né de père non déclaré le 23 mai 1834 à Dionay (38), mais il n'y a aucun acte à ce nom et à cette date. Par contre, il y a un Jean Bréchon (Bréchon, n. 21 mai 1834), aussi né de père non déclaré, le 21 mai. Il y a aussi un Jean Effantin, né le 23 avril 1833, à Saint-Antoine, mais avec 2 parents déclarés (voir notes). Il s'est marié deux fois, et l'acte de son premier mariage est introuvable.

Sa mère, Rosalie Effantin (Marie) (Effantin, n. 28 juillet 1808 d. 31 octobre 1873), est décédée à Montmiral (26), et s'est aussi mariée deux fois. Son deuxième acte de mariage donne 1828 au lieu de 1808 comme date de naissance. Son acte de décès mentionne par erreur une naissance à Saint-Antoine, alors qu'elle est née à Saint-Appolinard (38). En plus, sa grand-mère, Catherine Françoise Damier (Marie) (Damier, n. 30 novembre 1774 d. avant 1837), change de nom suivant les actes... Ça fait beaucoup d'erreurs dans une seule famille...

[modifier] 1846 : Fille de l'hospice de Valence

Annette Denis (Denis, n. 24 juillet 1846 d. après 1895), employée comme domestique à Dionay, a été trouvée le 26 juillet à 23 heures à la porte de l'hospice de Valence (26), paraissant âgée de 2 jours. Le nom étant indiqué dans un billet trouvé parmi les vêtements. La naissance est déclarée par Anne Badon, dite sœur Rose, 54 ans, employée de l'hospice.

Elle s'est mariée avec Joseph Mayet (Mayet, n. 26 octobre 1826 d. 2 janvier 1884), puis avec son beau-frère, François Mayet (Mayet, n. 7 octobre 1828 d. 20 septembre 1894). Ce second mariage a été autorisé par décret du Président de la République en date du 27 janvier 1885 portant dispense de parenté entre les futurs époux. La future se présente "munie de l'expédition délivré(e) par le greffier du tribunal de Saint-Marcellin" (38).

Elle a finalement eu 4 filles de deux mariages.

[modifier] 1868

Parmi les personnalités et notables du village, on peut trouver :

[modifier] 1874 : Décès en mer

Jules Brenier (Brenier, n. 8 mars 1852 d. 5 août 1874) est décédé en mer par par 12° 36' de latitude Nord, 41° 5' de latitude [sic] Est, à bord du navire de transport La Sarthe en qualité de passager, en route pour l'Orient. Le décès est transcrit un an plus tard dans le registre de Dionay, où il habitait avant d’être enrôlé comme soldat de deuxième classe dans le 4e régiment de marine (matricule 6227, rôle d’équipage 198). L'acte de décès est rédigé par Joseph-César Mord, aide commissaire de la marine, avec comme témoins Louis-Léon Olivier, 39 ans, lieutenant de vaisseau de première classe, officier en second, et de Ernest-Léon Mathiss, 25 ans, enseigne de vaisseau.

En fait, les coordonnées ci-dessus sont à calculer à partir du méridien de Paris, sinon cette position est en Ethiopie. Il s'agit donc de 12° 36' N et de 43° 25' E, dans le golfe d'Aden, au large du Yemen.

Une petite recherche sur Internet nous apprend que La Sarthe faisait du transport de troupe entre la Cochinchine, le Tonkin et la France.

[modifier] 1875 : Jugement du tribunal civil de Saint-Marcellin

Dix actes de naissance transcrit par le greffier du tribunal de Saint-Marcellin (38) le 4 septembre 1877, suivant le jugement rendu par le tribunal civil de Saint-Marcellin (38) le 12 août 1876. Le jugement est très sévère : les registres sont tenus avec négligence par le secrétaire de la mairie, souffre du défaut de surveillance de la part du maire, et comportent de graves irrégularités et omissions. En effet il manque, dans les registres de 1875, 9 actes de naissance, un acte de décès et toutes les publications de mariage.

Quelques remarques sur la forme :

  1. septante utilisé pour 70, et nonante est pour 90, mais pas pour les dates.
  2. 75 est écrit parfois soixante-et-quinze et parfois soixante-quinze.

La cause de ces erreurs et omissions reste un mystère. Le maire était malade en mars 1873, mais c'est le même maire de 1868 à décembre 1877 (avec une interruption en 1871), et les registres sont propres et lisibles.

[modifier] 1894

[modifier] 1896

Parmi les personnalités, notables et artisans du village, on peut trouver :

[modifier] 1901 : Mariage entre cousins germains

Les parents de Alphonsine Thérèse Louise Dumoulin (Dumoulin, n. 16 mai 1916 d. 18 août 2012) étaient cousins germains. Sa grand-mère paternelle est la sœur de son grand-père maternel. Et avec plusieurs autres implexes dans la famille : Special:Tree/1317782.

Джерельна довідка за населеним пунктом