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Paul Guibé 1841-1922 (Retable de New-York)

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Le destin du «chef-d'œuvre» de Paul Guibé est en soi une histoire digne d'intérêt. De nombreux documents[1][2][3][4] attestent du fait que ce sculpteur natif de Saint-Brieuc est bien l'auteur du retable monumental de la Cathédrale Saint-Patrick de New-York.

Sculpté en France, en pierre de Poitiers, l'objet de 15 mètres de haut et 11 mètres de large, a été transporté en pièces détachées jusqu'à New-York, et inauguré en 1879.

Les statues qui l'ornaient étaient de deux auteurs, Guibé lui-même et Joseph Sibbel, sculpteur allemand émigré aux États-Unis. L'ensemble du retable siégeant derrière l'autel, œuvre d'un sculpteur italien cette fois : Luca Carimini.

[modifier] L'extension de la cathédrale

Or cette cathédrale est agrandie dans les années 1940, par une chapelle axiale, en fond d'abside. Le retable forme évidemment barrage pour la vue : à quoi bon agrandir l'église si on ne s'en aperçoit pas ? Le projet d'extension prévoit donc la démolition du retable et de l'autel, et leur remplacement par un ensemble plus transparent à la vue.

Si on sait ce que devient l’autel (il est déposé, débité et remonté dans le désordre dans la chapelle de l’université jésuite de Fordham à New-York)[5], l'affaire est plus compliquée en ce qui concerne le retable. Les sources sont moins fiables : il s'agit de recherches menées par une descendante de Joseph Sibbel[6].

À nouveau démonté, il aurait été rebâti dans la cathédrale arménienne[7], toujours à New-York.

Dommage pour la destinée du gigantesque meuble religieux : la paroisse déménage aux alentours de 2003, et le terrain du sanctuaire Sainte-Anne (autre nom de la cathédrale arménienne) fait l'objet d'un tout autre projet immobilier. Comme on le voit sur la photo ci-dessous, il n'en reste que le clocher-porche, amputé de la totalité de l'église. Le retable n'y aura probablement pas survécu.

On trouve bien une photo de l'intérieur de Sainte-Anne[8], sur le site de l'Église Catholique Arménienne[9] où figure bien un (très) grand retable néo-gothique. S'agit-il du même ? Il aurait été fortement modifié, jusque dans ses proportions d'ensemble. C'est plausible, surtout quand on voit le sort réservé à l'autel de Carimini, en comparant les photos avant et après déménagement[10]. Les mentalités de l'époque n'étaient probablement pas à la conservation d'un patrimoine finalement récent.

[modifier] Notes et références

  1. History Of St. Patrick's Cathedral John M. Farley, Society for the propagation of the faith 1908
  2. Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure des artistes vivants 1875 page 473
  3. Revue de Bretagne et de Vendée 1875/06 Page 83
  4. The Art Journal Vol. 3 1877, page 372
  5. The Fordham RAM Journal de l'université Fordham, 18 décembre 1942
  6. Recherches de Delma Tallerico. Elements transmis par mail sans source précise.
  7. Cathédrale Sainte-Anne dans Wikipédia (en)
  8. Voir la photo de l'intérieur de la Cathédrale Sainte-Anne
  9. site de l'Église Catholique Arménienne page répertoire des images mises en ligne.
  10. Voir ce document mis en ligne par l'université de Fordham, page 12 (.pdf) (en).
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