Patronyme:Majoul
Branche tunisienne
La branche tunisienne de la famille a commencé avec Hadj Said Majoul, réfugié à Djerba vers 1710, à la suite de troubles en Tripolitaine consécutifs à la rébellion du Pacha déchu, Caramanli[Réf.nécessaire!], contre un nouveau Pacha placé à la tête de la province par la Sublime Porte.
Embourbé dans une guerre en Europe, le Sultan Ottoman ne put prêter main forte à son envoyé qui dut rembarquer, contraignant ses partisans à l'exil pour échapper à la vindicte d'un Caramanli triomphant, devenu, depuis, monarque héréditaire à l'image des Beys de Tunis, et dont la dynastie se maintiendra jusqu'en 1835[Réf.nécessaire!].
L'île toute proche de Djerba en accueillit un grand nombre dont Hadj Said Majoul, qui s'y fit construire une maison pour y loger sa famille en attendant des jours meilleurs et y décéda vers 1735, après avoir épousé, en secondes noces, une djerbienne qui lui donna ses deux derniers fils, Amor et Jemaa.
Ses héritiers, abandonnant tout espoir de retour à leur patrie d'origine, finirent par s'intégrer définitivement au tissu djerbien et, imitant leurs nouveaux compatriotes, ne tardèrent pas à se lancer dans des activités de négoce à Tunis. Un acte notarié[Réf.nécessaire!] par lequel ils achetèrent, entre autres, un magasin au cœur du quartier des affaires d'alors dans la rue El Karamed (Kara Ahmed, perpendiculaire à la rue de la Kasba, vers le nord), remonte à l'année 1793, année de l'exécution du roi Louis XVI par la Révolution française.
