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Patronyme:Chahed

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Patronyme Chahed


Sommaire

[modifier] Les Chahed de Tunis

[modifier] Racines

Famille de l'ancienne bourgeoisie religieuse tunisoise arrivée en Tunisie lors de la conquête arabe et installés à Kairouan puis Tunis depuis le VIIéme siécle. Descendante directe de la noble lignée arabe des Kinana, installée à l'origine autours de La Mecque, et cousine des Qoraichites (clan du prophète Mohamed (صالى الله عليه و سلم)). Les Kinana font remonter leur généalogie au prophéte Ismail et à son pére Abraham par Kinana, Roi de La Mecque et Chef des tribus du Nord de l'Arabie entre 105 et 140 aprés J-C. Kinana se trouve etre egalement un aïeul du Prophéte et du premier Calife Abu Bakr par une branche issu de Qoraich. La branche principale garde le nom de famille Kinani. Des membres notables des Kinani sont installés à Kairouan puis Tunis depuis le VIIéme siécle où on retrouve leurs traces durant l'ére hafside.

[modifier] Sidi Amor El Kinani

Les Chahed descendent du saint Sidi Amor Ben Baraket El Kinani (mort vers 1350) lui meme issu d'une famille active dans le domaine religieux depuis les premiers temps de la conquéte arabe et présente aussi bien à Kairouan qu'à Tunis (Son cousin Mohamed Ben Haroun Kinani, mort à Tunis en 1359, était Mufti à la méme époque). Sidi Amor El Kinani était un notaire réputé, un pieux ascéte et objet de considération de la part du puissant ministre-régent des Sultans Hafsides, Abou Mohamed Abdallah Ibn Tafragine (1290-1364). Les chroniqueurs de l'époque signalent qu'il sauva Tunis du saccage aprés la conquéte de la ville par les armées du Sultan Abul Hassen Ali Ben Othmane le Mérinide en 1347. Durant la période d'occupation, des tensions avec le pouvoir religieux traditionnel et le vide intellectuel de la ville, l'améne à quitter Tunis. Il revint s'installé à Kairouan, lieu de la resistance Hafside. Son Mausolée se trouve dans son lieu de retraite spirituelle, prés de l'ancienne capitale médiévale, Raqqada.

[modifier] Kairouan

Ses descendants faisaient partie des familles de notables de Kairouan gérant la Zaouia de leur ancêtre et exerçant des fonctions religieuses dans la ville (ils portaient alors le patronyme EL Kinani). Vers 1730, la guerre civile opposant le premier Bey husseinite, Hussein Bey Ben Ali, à son neveu Ali Pacha arriva au portes de la ville sainte. De nombreux membres de la famille sont victimes de la répression pachiste qui s'abat sur la ville sainte car ils sont alliés au parti légitimiste (comme d'autres familles notables de Kairouan comme les Lasram, les Mrabet,...). Il quittent la ville pour se réfugié quelques années dans le paisible village de Teboursouk, dans une fertile vallée du Nord de la Tunisie durant l'exil des princes husseinites à Alger. Ils s'installent définitivement à Tunis au milieu du XVIIIéme siècle avec la victoire des fils de Hussein Bey.

[modifier] Tunis

A Tunis, la famille devient connue sous le patronyme "Chahed" car elle s'est très tôt spécialisée dans la fonction notariale (presque tous aux XVIIe et XVIIIe siècles étaient des "Chahed-'Adl" ou témoins-notaires). Plusieurs d'entre eux font carriére dans l'administration beylicale comme hauts fonctionnaires (un secrétaire de chancellerie et plusieurs dans l'administration des habous,...). Au milieu du XIXe siècle, elle intègre le monde tunisois des sciences religieuses (plusieurs Mufti, jurisconsultes, moudarriss, professeurs et théologiens à la Zitouna et des imams). Pendant prés d'un siécle, ils assurent le service religieux comme imams prédicateurs et enseignants à la mosquée El Hawa de Tunis de 1854 à 1931. Quelques membres de la famille figurent par ailleurs comme professeurs dans la première institution d'enseignement moderne de Tunisie, lors de sa création en 1875, le lycée Sadiki. Une branche de la famille est également intégrée dans le milieu artisanal des souks de Tunis, particulièrement dans l'artisanat de la soie où la tradition familiale se perpétue depuis des générations, mais plus tardivement aussi dans l'industrie et le négoce de la chéchia (un amine des chaouachia vers 1880).

Ils sont installés dans plusieurs 'Dar' comme celle, premiére résidence des Chahed à Tunis, de la rue des silos prés de Bab Djedid, (Vaste demeure dont la porte monumentale à été l'objet d'étude de la part de Jacques Revault, aujourd'hui en ruine) ; Le palais de la rue Sidi Ben Arous (l'actuel Palais Dar Hammouda pacha); Dans le quartier de la rue des Andalous ; dans le quartier du Souk El Bellat, rue Ennayar ; et .plus tardivement dans le quartier El Hajjamine à Bab Djezira, rue de l'oratoire ("nahj El Khéloua"). Ce n'est qu'au début du XXe siècle qu'on les retrouve à Sidi Bou Saîd (Impasse Touibi), Hammam-lif, La Marsa et Kheireddine.

[modifier] Personnalités notables de l'époque moderne :

  • Ali Chahed, (mort en 1828) Cheikh malékite formé à la Zitouna, nommé secrétaire de chancellerie au Diwan el Incha de Hussein II Pacha Bey dont il fut pendant longtemps un des familiers. Il finit sa carriére en accedant à la charge de wakil El Ghaba (gérant des oliveraies de l'Etat beylical) et de plusieurs bien Habous appartenant à l'état. Ibn Abi Dhiaf redige sa biographie, en insistant sur ses origines familiales anciennes dans le domaine religieux et académique.
  • Hamda Chahed (1805-1893), Mufti et magistrat réformateur, proche de Kheireddine Pacha. Doté d'une forte personnalité, il était à contre-courant des ulémas de son époque. Contestant la politique beylicale envers la France après la conquête d'Alger en 1830. Les chroniqueur de l'époque signalent qu'il stigmatisa la conquête, pleurant Alger à chaudes larmes du haut de sa chaire à la mosquée El Hawa. Nommé Mudariss à la Zitouna en 1842 dans la premiére promotion institué par Ahmed I Bey, il restera le doyen des professeurs malékites jusqu'à sa mort. Participe aux réformes d'avant 1873 de l'enseignement et de la justice. Nommé vice-président de la premiére cour d'appel tunisienne en 1862. Il soutient fermement kheireddine Pacha lors des réformes qu'il tentera de faire. Le protectorat français, contre lequel il lutta activement parmis l'élite zeîtounienne dés 1881, ruina ses espérances. Il était alors 2éme Mufti malékite du royaume. Une querelle academique opposa Cheikh Hamda Chahed et le grand Cadhi Mohamed Tahar Ennaifer contre le Bach Mufti malékite Chedli Ben Salah sur la conduite à tenir envers le protectorat. Le Bach Mufti fut alors demis de ses fontion en 1885 mais on bloqua l'ascension de Cheikh Hamda Chahed au premier poste religieux du pays, et ce fut le Cheikh Ahmed Cherif qui obtint l'agrément des autorités. La cause en était la participation de ses fils à la protestation de 1885 contre le protectorat français auquel il donna sa benediction. Agé de plus de 80 ans, il conserva son poste de Mufti tout en continuant à exercer la fonction de professeur à la Zitouna et à la Madrassa El Hawa (Ettaoufik) sur les hauteurs du faubourg de Bab Djezira, en effectuant quotidiennement le trajet depuis sa magnifique demeure de la rue des Silos. Il meurt en 1893. Ses anciens eleves Mohamed Ben Achour et Mhamed Snoussi feront de lui de longs éloges dans leurs ouvrages et Cheikh Mohamed Bairam V, redige un poéme en son honneur.
  • Sadok Chahed (1839-1902), Mufti de Tunis, magistrat réformateur, professeur à la Zitouna et à Sadiki; participe aux réformes de l'enseignement et de la justice de Kheireddine Pacha en 1873. Il prend la téte du mouvements de protestations bourgeois de 1885 contre le protectorat français au coté de Mhamed Snoussi, Hassouna ben Mustapha, son oncle Hachemi Chahed (directeur de la bibliotheque de la Zitouna) et surtout de son parent cheikh Amor Gharbi (gérant des madrassa de Tunis et muezzin de la Zitouna), avec qui il est le corédacteurs de la déclaration finale du mouvement qui est soumise au Bey Ali III et à son ministre Aziz Bouattour. Il est nommé membre du conseil d'administration de Sadiki, professeur au lycee Carnot. Il est egalement un des professeurs du futur Bey du trône, Moncef Bey.
  • Hammouda Chahed, (mort vers 1890) Amine des Chaouachia (syndic de corporation) et riche notable des souks de Tunis au milieu du XIXe siècle. Il racheta vers 1870 un des plus beau palais de la médina, le Palais Hammouda Pacha. Auparavant, il habitait dans une vaste demeure de la rue des Andalous (appellé Dar Kahia).

(Familles alliés au XIXéme siécle et debut du XXéme siécle (ordre chronologique) : Ben Jaballah, Annabi (3 fois), Ghileb, Gharbi, Djebali, Massaoudi, Belkhodja, Bounemra, Chamakh, Bou Hachem, Meherzi (2 fois) , Bellamine (2fois) , Mbazaa (2 fois), Battikh puis Ben Cheikh, Ilmi, Ben Salem, Ben Mahmoud, Bezdah, Ben Mustapha, Khodja, Bouhawala, Bahri, Boussen, Louerghi, Ennaifer, Chelbi, Ben Jaafar, Abdelli).

[modifier] Autres familles Chahed

Il existe, par ailleurs, une autre famille connue en Tunisie portant le patronyme Chahed, de l'île de Djerba. Ses origines lointaines remonte à la Lybie tripolitaine, et était connu sous le nom de Za'af avant de changer pour celui de Chahed.


[modifier] Sources

  • Musamarat az-zarif bi husn at-ta'rif , du Cheikh Mhamed Snoussi avec la collaboration du cheikh Chedly Naifer, Beyrouth, Dar al-Gharb al-islami, 1994.
  • Présent des hommes de notre temps, chroniques des rois de Tunis et du pacte fondamental (...إتحاف أهل الزمان ), Ahmed Ibn Abi Dhiaf, Ministére de la culture, Tunis 1964.
  • Arnold H. Green, The Tunisian ulama. 1873-1915. Social structure and response to ideological currents, éd. Brill Archive, Leyde, 1978
  • Mohamed El Aziz Ben Achour, Catégories de la société tunisoise dans la deuxième moitié du XIXe siècle, éd. Institut national d'archéologie et d'art, Tunis, 1989

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Modules disponibles

Français
Chahed

Les lignées "Chahed" contiennent 190 personnes.

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  1. * ? Chahed
  2. ? Chahed
  3. AbdelMejid Chahed
  4. Abdelaziz Chahed
  5. Abdelfatah Chahed
  6. Abdelhamid Chahed
  7. Abdelhamid Chahed n. 19 octobre 1972
  8. Abdelrahmane Chahed n. 1887 d. 1955
  9. Abderrahmen Chahed
  10. * Abderraouf Chahed
  11. Abderrazek Chahed n. 10 août 1910
  12. Ahmed Chahed
  13. Ahmed Karim Chahed n. 13 décembre 1967
  14. Aichoucha Chahed
  15. Ali Chahed n. vers 1750 d. 1828
  16. Alya Chahed
  17. Amel Chahed
  18. Arbi Chahed
  19. Asma Chahed
  20. Bechir Chahed
  21. Chaouki Chahed
  22. Chedli Chahed
  23. Chedly Chahed n. 1892 d. 1952
  24. Cherifa Chahed
  25. Dajla Chahed
  26. Dalila Chahed n. 1925
  27. Dorra Chahed
  28. Elhem Chahed n. 1952
  29. Elyes Chahed n. 10 octobre 1955
  30. Eminn Chahed
  31. Emna Chahed n. 22 avril 2002
  32. Emna Chahed
  33. Essia Chahed
  34. Fanny Fethia Chahed
  35. * Faten Chahed
  36. Fatma Chahed
  37. Fatma Chahed n. 15 juin 2002
  38. Fatma Chahed
  39. Fatma Chahed
  40. Fattouma Chahed
  41. Faty (Fatma) Chahed
  42. Fethi Chahed
  43. Founa Chahed
  44. Frida Chahed
  45. Férid Chahed n. 3 avril 1937
  46. H'med Chahed
  47. Habib Chahed n. 1880 d. 1929
  48. Habib Chahed
  49. Habiba Chahed
  50. Habiba Chahed

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